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02 May

Top 3 des ambassadeurs de la Rumba congolaise

Publié par Simon Mbelek  - Catégories :  #Musique, #Rumba, #RD Congo, #SAPE

Top 3 des ambassadeurs de la Rumba congolaise

La musique a énormément participé ces 40 dernières années à la notoriété de la République Démocratique du Congo et du Congo Brazzaville. Cette notoriété est sans doute relative au succès qu’ont connu certains chanteurs dans les années 1970. www.jovago.com, acteur majeur du tourisme panafricain, vous présente les 3 ambassadeurs de ce que les mélomanes appellent “l’identité culturelle des congolais”.

La République Démocratique du Congo encore appelé RD Congo ou mieux encore, RDC, un territoire de plus de 2 millions de km2 et situé en Afrique centrale. Grâce à une population de plus de 85 millions d’habitants, la RDC est de loin le plus peuplé des Etats de la sous-région l’Afrique centrale. L’agriculture et les mines constituent les principales sources de la croissance de ce pays longtemps touché par l’instabilité.

La RDC bénéficie d’une certaine notoriété à l’international en grande partie grâce à la musique et à ses chanteurs qui sont devenus de véritables ambassadeurs. C’est dans les années 1970 avec la vulgarisation de la rumba, que ce pays minier à commencé à se faire remarquer sur la scène continentale. Parmi les centaines d’artistes du pays, trois gloires peuvent revendiquer la paternité de la Rumba congolaise.

Tabu Ley Rochereau

Pascal Emmanuel Tabu Ley, plus connu sous le nom de Tabu Ley Rochereau, est né le 13 novembre 1940 à Bagata dans la région de Bandundu. Très jeune, ce féru de la chanson va multiplier ses performances entre les chorales et les concerts scolaires. Il commence à composer dans les années 1950, et en 1956, il participe à une séance d’enregistrement avec le musicien Grand Kalle. Ses premiers titres comme Kelya, Adios Tté et Bonbon sucré, le font connaître du public. Il est alors proche du mouvement national congolais de Patrice Lumumba. Il composera entre 1964 et 1968, près de 200 chansons.

C’est alors le début d’un succès international qui va le mener aux côtés de grands noms de la musique mondiale. En raison des troubles politiques dans le pays, l’artiste ira en exil aux Etats-Unis puis en Belgique avant de revenir au pays après la chute du régime Mobutu. Il se lance dans les affaires politiques et crée un parti qui lui permettra d’accéder au poste de vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley (le père du rappeur français Youssoupha) a composé plus de 3000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Il tire sa révérence le 30 novembre 2013 à Bruxelles à la suite d’une longue maladie.

Papa Wemba

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, est né le 14 juin 1949 à Lubefu dans la province du Sankaru. Il co-fonde en 1969, le groupe Zaiko Langa Langa avec le célèbre Jossart N’yoka Longo. C’est avec ce groupe que Papa Wemba va connaître ses débuts musicaux et surtout le début d’un succès qui commence à se faire ressentir à l’international. Grâce à une voix suave et des mélodies qui font battre les coeurs des mélomanes africains, l’artiste se fait très vite remarquer par les grandes boites de productions qui n’hésitent pas à lui faire des yeux doux pour des projets. Considéré comme l’un des pères fondateurs de la Rumba, Wemba démissionne du groupe en 1974 pour co-fonder d’autres groupes avant de définitivement se mettre à son propre nom avec le label Viva la Musica qu’il lance en 1977.

Papa Wemba est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands monuments de la chanson africaine, ce qui n’est pas vain, puisqu’il est le second artiste congolais après Tabu Ley à signer avec un label international, Real World de Peter Gabriel avec qui il sortira 3 albums. Papa Wemba est également reconnu grâce au concept “SAPE” (Société des Ambianceurs et Personnes élégantes) qu’il crée dans les années 1980, un mouvement qui connaît un succès au-delà des frontières du pays.

Le monde entier ne profitera plus de la belle voix de ce monument puisque l’artiste nous a quitté, arme à la main le 24 avril 2016 à Abidjan à la suite d’un malaise alors qu’il était sur scène au festival des musiques urbaines d’Anoumado (FEMUA) organisé par le groupe Magic System.

Koffi olomidé

Antoine Christophe Agbepa Mumba dit Koffi Olomidé, est le seul de cette liste encore en exercice. Né le 13 juillet 1956 à Kinshasa (capitale du pays), Koffi est un auteur-compositeur-interprète et producteur reconnu. Il est révélé au public dans les années 1980 après une collaboration musicale avec le père de la rumba, le feu papa Wemba. Après plusieurs années de travail, il connaît un succès qui l’installe parmi les ténors de la musique africaine aux côtés de son frère et ami Petit Pays du Cameroun. Il lance le “quartier latin” (groupe qui a révélé de grands noms de la chanson africaine comme Fally Ipupa et Ferre Gola) quelques années plus tard. A seulement 60 ans, l’un des rois de la Rumba a déjà à son actif plusieurs albums et plusieurs récompenses internationales.

La culture constitue un pilier très important pour les économies en développement comme l’Afrique. La RDC, le Cameroun, l’Afrique du Sud ou encore le Bénin , sont des réserves culturelles très importantes qui pourraient booster leur développement. “La musique est un facteur touristique très important, car elle permet de faire connaître la richesse culturelle d’un pays, la rumba est aujourd’hui associé au Congo, comme le Rai à l’Algérie, le couper-décaler à la Côte d’Ivoire ou la Salsa à Cuba . Le continent concentre un énorme potentiel musical qu’il faudra faire connaître à travers des festivals et des concerts pour attirer les mélomanes et touristes amoureux de musique” ” c’est ce que déclarait un Abdesslam Benzitouni, responsable de Jovago, leader panafricain de la réservation d’hôtels en ligne.

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